Interview de M Joel Guersen, coordinateur radioprotection au CHU de Clermont-Ferrand 

Le CHU Gabriel Montpied de Clermont Ferrand a choisi em.dose comme solution de dosimétrie pour trois de ses salles de radiologie interventionnelle. Interview en cinq points avec M. Joel Guersen sur les raisons de ce choix.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre institution ?

Je suis coordonnateur de la radioprotection au sein du CHU de Clermont Ferrand, ainsi que de la communauté hospitalière de territoire (CHT) du grand Clermont et référent qualité - gestion des risques du pôle imagerie. Le CHU Clermont Ferrand compte environ 2000 lits (plus de 3000 avec la CHT), et si l'on compte le parc total d'imagerie, en termes de machines, pour le CHU et la CHT, nous avons 5 salles de radiologie interventionnelle, 7 scanners, 4 IRM et 11 arceaux mobiles. Enfin, nous disposons de 5 salles de cardiologie interventionnelle.

Quelles sont vos principales activités en radiologie interventionnelle et combien traitez-vous de patients par an ?

Les principales activités en radiologie interventionnelle incluent la radiologie vasculaire interventionnelle et la neuro radiologie interventionnelle vasculaire et rachidienne. Pour cette activité interventionnelle, 3700 patients ont été traités dans le pôle en 2015.

Pouvez-vous nous décrire comment est organisée la radioprotection du patient dans votre institution ?

Notre organisation actuelle pour la radiovigilance des patients en radiologie interventionnelle est simple : c’est la surveillance systématique et quotidienne de tous les rapports dosimétriques des malades qui ont bénéficié d’un examen dans l’une des 10 salles de radiologie ou cardiologie interventionnelle, ou avec un arceau de scopie au bloc opératoire de chirurgie vasculaire. Pourquoi cette méthode ? Parce qu’elle nous est apparue comme la seule permettant de ne pas passer à côté d’une procédure à risque avec un dépassement d’un des seuils préconisé par la HAS (PSD, Air kerma, temps de scopie). Les patients pour lesquels nous identifions un risque, à partir d’un de ces 3 seuils atteint ou dépassé, font l’objet d’une mention spéciale dans le compte rendu d’examen. Pour ces patients (environ 2 par semaine), si la dose maximale à la peau calculée avec em.dose dépasse 3 Gy, il est proposé un suivi fléché en dermatologie.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à acquérir em.dose ?

Nous avons besoin d’assurer un suivi adapté des patients pour prendre en charge le risque cutané radio-induit et avons donc identifié de longue date la nécessité de connaître la dose à la peau et la cartographie de la dose chez certains patients, pour lesquels il faut anticiper le risque à deux à trois semaines. Jusqu'à présent les moyens que nous utilisions pour la dosimétrie, à savoir les films radiochromiques, nous semblaient perfectibles :

• Leur utilisation est chronophage (il faut un étalonnage spécifique par lot), et leur traitement est réalisé à distance de l’exposition,

• Les films ne sont pas vraiment adaptés aux contraintes du terrain : ils nécessitent d’être bien positionnés (ce qui n'est pas toujours le cas – problème des patients obèses difficilement mobilisables, alors qu'ils sont pourtant à risques très élevés),

•       Ils doivent être protégés contre le sang, la bétadine, etc. (faute de quoi, l’émulsion est altérée et les résultats faussés), ce qui oblige à des manipulations supplémentaires par le personnel,

•  Ils doivent être systématiquement utilisés... et c'est bien souvent dans le cadre d'urgences vitales (ces patients sont également à risque élevé car il s'agit de procédures longues et difficiles) qu'ils sont oubliés. 

Si vous deviez retenir deux raisons pour lesquelles vous avez choisi em.dose ?

La simplicité d’utilisation avec un niveau de fiabilité au moins équivalent aux films, et cela sans manipulation du patient et donc sans risque d’oubli ou d’erreurs.

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