Effets indésirables en radiologie interventionnelle : comment les évaluer ?

Les effets indésirables : quels sont -ils ?
 
Les effets indésirables en radiologie ont été largement décrits dans la littérature (notamment dans le tableau 2 des recommandations SIR/CIRSE, qui synthétise les effets observables en fonction de la dose reçue à la peau sur une échelle de temps post-intervention). Ainsi, des recommandations internationales et nationales ont été éditées pour gérer le suivi des patients, en particulier, en france la Haute Autorité de Santé.
 
Les indicateurs dosimétriques : à quoi ça sert ?
 
Les installations de radiologie interventionnelle sont dotées d’indicateurs dosimétriques, parmi lesquels le produit dose surface (PDS, ou PKS) et le kerma (kerma dans l’air de référence ou kerma dans l’air au Point de Référence Interventionnel, parfois appelé de manière impropre « dose à la peau » De). 
 
Ces indicateurs, très utiles dans la mise en place d’une stratégie de gestion des risques, masquent les phénomènes de rétrodiffusion à la peau du patient, tandis qu’ils ignorent les mouvements physiques de l’installation, comme les positions de table (et donc la distance source-peau). Ces indicateurs caractérisent donc uniquement la quantité de rayonnement émis sans prendre en compte l’orientation du tube choisi par le praticien. Ils ne reflètent donc pas la pratique clinique (cf The essential physics of medical imaging p 308).
 
En revanche, ces indicateurs dosimétriques permettent d’organiser un suivi du patient. En effet, lorsque les seuils de PDS ou kerma sont respectivement de 500 Gy.cm2 ou 5 000 mGy des actions concrètes peuvent être menées pour adapter le suivi du patient.
 
La dose à la peau
 
Bien qu’il existe une bonne corrélation entre la dose maximale à la peau et le kerma (moins bonne pour le PDS), la littérature scientifique a montré que ce dernier peut, en fonction du type d’acte, sur- ou sous-estimer le risque d’effet secondaire (cf The essential physics of medical imaging p 308, Zotova 2012). Or les conséquences dermatologiques sont directement liées à la dose à la peau, information de loin la plus robuste pour prédire les effets secondaires.
 
em.dose permet d'établir une carte à la peau évaluant l’étendue de la zone recevant le maximum de dose. Le calcul de dose à la peau est réalisé à partir du kerma et prend en compte les phénomènes de rétro-diffusion à lentrée de la peau du patient.  La distribution de dose calculée prend en compte les incidences de l’arceau ainsi que les mouvements de table. Enfin, des profils datténuation de la table peuvent être introduits afin daffiner le calcul.
 
A l’issue du calcul, on a ainsi affiné les connaissances en terme de risque radiologique pour le patient, avec une visualisation de la dose à la peau.
 
em.dose peak skin dose
 
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